L’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau experimente l’Europe au quotidien
Cinq ans après sa création, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau s’est constitué, en février dernier, en Groupement européen de coopération territoriale (GECT). Objectif : créer une amorce de collectivité locale transfrontalière pour rendre ce territoire du Rhin supérieur plus compétitif et répondre aux attentes des populations.
Le capitalisme rhenan, grand vainqueur de la crise?
Si le capitalisme anglo-saxon et son cousin rhénan ont des fondements libéraux, les deux diffèrent. Et en temps de crise, le second paraît victorieux. Michel Hau, professeur d’histoire économique et sociale à l’université de Strasbourg et auteur de « Regard sur le capitalisme rhénan » (Presses Universitaires de Strasbourg), a accepté de répondre à cette question.
« Créateurs de PME, ne vous enfermez pas »
Après une carrière de grand industriel à la tête de groupes comme Strafor ou De Dietrich, Régis Bello est depuis janvier 2009 à la tête de la Fondation de l’Université de Strasbourg. Praticien chevronné de l’entreprise et du business, il explique ses ambitions et livre son diagnostic sur les PME alsaciennes.
Marjorie Marchal, 39 ans, la belle vie des chakra
Fidéliser sa clientèle à grands coups de phoning, éditer ses propres flyers, proposer des services sur mesure : Marjorie Marchal, 39 ans, est passée maîtresse dans l’art du marketing du bien être.
Après vingt ans passés comme chef-esthéticienne dans un salon de coiffure installé à Morlâas, près de Pau, et un licenciement « amiable », cette jeune femme volontaire a décidé de voler de ses propres ailes depuis l’année dernière. Pas question de rester plus de six mois au chômage.
Raymond Majewski craque pour le marketing
Jusque là, Raymond Majewski, 53 ans, ne s’était pas vraiment posé la question. Ingénieur de formation, le patron d’Idpro à Besançon (Doubs) allait son bonhomme de chemin depuis une quinzaine d’années. Les prestations d’études électroniques et l’intégration des composants du même nom pour le compte de grands groupes rapportaient de quoi vivre sans problème.
Bruno Patrick Porceddu, distributeur de brosses à dents
Le business de la brosse à dents, vous connaissez ? A première vue, cela n’a pas l’air très enthousiasmant et ça évoque plutôt l’ambiance cabinet dentaire et prescription d’hygiène sur fond de blouse blanche. Bien loin de cette image peu glamour, Bruno Patrick Porceddu, 45 ans, veut faire de la brosse à dents un produit ludique, accessible à tous, et partout. Le tout au tarif serré d’1€ le kit, livré avec un mini-tube de dentifrice.
Jonathan Genteuil mise sur la constance des femmes
Jonathan Genteuil, 29 ans, n’est pas encore tout à fait opérationnel. Mais il a déjà la gniaque : «Actuellement, je me mets en position d’attaque pour faire la com’ et organiser le buzz du futur site. J’ai hâte de faire les choses par moi-même », déclare ce jeune homme pressé. Début septembre, il devrait lancer officiellement son site internet, baptisé « Séduis moi », rien que ça : une plate-forme multi-services construite à partir d’un site de rencontres.
Patricio Undurraga, 39 ans, prof et patron
Depuis deux ans, il « change de casquette » sans difficulté particulière. Patricio Undurraga, 39 ans, mène deux carrières parallèles : durant la journée, il est prof de physique au lycée Marc Bloch de Strasbourg ; pendant son temps libre, le voilà patron de Profadis, une PME spécialisée dans le soutien scolaire et la formation, installée à Schiltigheim, sa ville natale.
François Koessler, 45 ans, un manager sous contrats

Les grands groupes, leur logique purement financière et leur relative inertie, il en avait un peu assez, François Koessler, 45 ans. Alors, après plus de vingt ans passés comme manager spécialiste de la logistique et de la production chez Daimler et chez d’autres grands noms, il a décidé de se mettre à son compte. « Il y a quelques années, j’ai fait des rencontres intéressantes qui m’ont donné envie de me lancer dans l’activité de management de transition », explique sans préciser le créateur de FK Concepts.
Esther Baldauf, retour vers le design
Esther Baldauf, 35 ans, ne dort « plus beaucoup » ces derniers temps. Normal : sa toute nouvelle entreprise, Be Design, devrait voir le jour sous peu. Elle pourrait pousser un ouf de soulagement, mais elle a vraiment la tête dans le guidon : « je veux réussir, cette fois, et pouvoir faire vivre ma fille agréablement », explique cette native de Colmar.
Yves Lapp, 38 ans, et Fabrice Gauss, 35 ans, compères en bois
Un an de réflexion entre 2008 et 2009. C’est le temps qu’il a fallu à Yves Lapp, 38 ans, et à Fabrice Gauss, 35 ans, deux copains de vingt ans, pour se décider à sauter le pas. Finalement, topes-là : ils s’associent pour lancer « D’une pierre deux coups », leur TPE de menuiserie et d’ébénisterie installée près de Strasbourg.
Pierre Bourguignon, le sage qui décape
Il a une solide expérience du business et ne pratique pas – mais pas du tout – la langue de bois. Il faut dire que Pierre Bourguignon, 61 ans, membre fondateur de Créacité, une couveuse d’entreprise installée en Alsace, en a vu de toutes les couleurs au cours de sa carrière d’industriel.
La Love Money affiche son succès
Avez-vous du goût pour la « love money » ? En tout cas, vous pourriez bien en avoir besoin prochainement si vous êtes patron de PME à la recherche d’argent frais ou petit actionnaire avisé. La love money, en français, c’est le « capital de proximité » : l’argent des copains, celui de la famille, toutes ces tire-lires qui ne demandent souvent qu’à être mobilisées pour financer l’entreprise du fils, de la cousine, ou du vieux pote.
Comment l’ISF vole au secours du financement des PME
Alléger le poids de l’Impôt Sur la Fortune (ISF) en incitant les quelques 457 000 personnes qui y sont assujetties en France à redonner des couleurs et des muscles aux PME et TPE tricolores. Voilà le défi auquel s’attaque depuis septembre 2007 la fameuse loi TEPA, en faveur du Travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat. Il n’est pas étonnant que l’auteur de cette loi fut le Secrétaire d’Etat au PME de l’époque – et l’un des meilleurs connaisseurs du dossier, Renaud Dutreil.
Pierre Bonati, PDG de Geronimo, un financier atypique
Ne demandez pas à Pierre Bonati, 62 ans, de jouer les financiers austères. Pas son style, lui qui reçoit volontiers ses visiteurs les deux pieds posés sur son bureau, relax. « Je suis un patron et un investisseur atypique. », prévient d’entrée le fondateur de Geronimo, une petite société spécialiste de la location de fichiers, basée à Paris, qui emploie sept salariés et réalise un chiffre d’affaires proche de 2,3 millions d’euros






